Face aux violences survenues lors des manifestations du 17 octobre 2026, la CFE-CGC a pris la parole avec clarté : la colère sociale existe, les revendications sont légitimes, mais rien ne peut justifier l'engrenage de la violence. La confédération et la Fédération INOVA CFE-CGC rappellent une ligne de conduite simple et essentielle : défendre à la fois le droit de manifester, la sécurité de chacun et l'exigence de réponses concrètes aux inquiétudes sociales.
Dans son communiqué, la CFE-CGC souligne que les salariés, les agents publics, les retraités, mais aussi la jeunesse, expriment aujourd'hui une inquiétude profonde face à la vie chère, aux difficultés du quotidien et à l'incertitude sur l'avenir. Cette réalité appelle autre chose que des postures : elle impose d'écouter, de comprendre et d'agir. L'urgence est sociale, démocratique et humaine.
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La CFE-CGC rappelle également que le droit de manifester est une liberté fondamentale. Il doit pouvoir s'exercer dans le respect des personnes, des biens et des principes qui encadrent le maintien de l'ordre. C'est pourquoi elle condamne avec fermeté les violences, les destructions et toutes les atteintes à l'intégrité physique. Quand des manifestants, des jeunes, des policiers, des gendarmes ou des sapeurs-pompiers sont blessés, c'est le pacte collectif qui vacille.
Cette position est d'autant plus forte qu'elle refuse les oppositions simplistes. Non, il ne faut pas opposer la jeunesse aux forces de l'ordre. Non, il ne faut pas choisir entre la défense des libertés publiques et la protection de celles et ceux qui assurent la sécurité de tous. Dans une société fragilisée, la responsabilité consiste précisément à tenir ensemble ces deux exigences.
C'est dans cet esprit que Jamel Hamdaoui, Président d'INOVA CFE-CGC, a pris la parole dans un message empreint de gravité, mais aussi de responsabilité :
« Je ne veux pas d'un pays où une mère ou un père tremblent autant pour son enfant qui manifeste que pour celui qui porte l'uniforme. »
Par cette formule, il rappelle une évidence trop souvent oubliée dans le tumulte du débat public : derrière les tensions, il y a des familles, des parcours de vie, des peurs très concrètes et une même attente de protection. Son propos remet l'humain au centre. Il dit l'épuisement d'une société où la défiance s'installe, où la peur gagne tous les camps et où chacun finit par redouter l'autre au lieu de chercher à se comprendre.
Jamel Hamdaoui pose ensuite une boussole claire :
« En tant que Président de la fédération INOVA CFE-CGC, en tant que père et en tant que citoyen tout court, je veux défendre une même exigence : entendre les inquiétudes, protéger chacun et ne jamais banaliser la violence. »
Cette prise de position donne toute sa portée au message porté par la fédération. Entendre les inquiétudes, c'est reconnaître la réalité du mal-être social, professionnel et générationnel. Protéger chacun, c'est refuser que la sécurité des uns se fasse contre les droits des autres. Ne jamais banaliser la violence, enfin, c'est rappeler qu'aucune cause ne sort grandie quand le dialogue recule et que les fractures se creusent.
Son message interpelle aussi directement les décideurs publics :
« Aux responsables politiques de recréer la confiance, pas d'attendre que la rue porte le poids de toutes les impasses. »
Ces mots traduisent une exigence forte : celle d'un sursaut politique à la hauteur de la situation. La confiance ne se décrète pas. Elle se reconstruit par des décisions lisibles, des engagements concrets et une capacité réelle à répondre aux sujets de fond : pouvoir d'achat, conditions de travail, avenir des jeunes, qualité des services publics, reconnaissance des efforts de celles et ceux qui tiennent le pays debout.
La position d'INOVA CFE-CGC s'inscrit pleinement dans cette démarche. Notre fédération partage l'appel confédéral à l'apaisement et réaffirme son attachement au dialogue social, à la dignité de chacun, au respect des libertés publiques et à la condamnation sans ambiguïté de toutes les violences. Elle porte une conviction simple : les fractures du pays ne se répareront ni par le silence, ni par les oppositions stériles, mais par des réponses concrètes, de la considération et une volonté politique à la hauteur.
Dans les secteurs en lien permanent avec le public que nous représentons, les salariés connaissent eux aussi les tensions du quotidien, les difficultés de pouvoir d'achat, les contraintes de travail et l'attente de reconnaissance. C'est pourquoi INOVA CFE-CGC continuera de défendre une parole responsable, ferme et utile : une parole qui protège, qui rassemble et qui exige des solutions. Parce qu'au fond, l'apaisement n'est pas le renoncement. Il est la condition indispensable pour reconstruire la confiance et redonner un avenir à toutes et tous.
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