𝑪𝒐𝒎𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒎𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒂𝒈𝒊𝒓
L'équipe INOVA CFE-CGC a participé à un atelier de sensibilisation aux conséquences de l'activité humaine sur notre planète, à travers la Fresque du Climat. Animée par Isabelle Mauguin, de notre partenaire MACIF, cette expérience collective nous a permis de mieux comprendre les liens entre nos modes de production et de consommation, les émissions de gaz à effet de serre et leurs conséquences sur les équilibres climatiques, sociaux et économiques.
Fondée sur les données scientifiques du GIEC, la Fresque du Climat repose sur un jeu de cartes qui permet de reconstituer progressivement les liens de cause à effet du dérèglement climatique. Son objectif est de donner à chacun les clés pour comprendre un phénomène complexe, sans culpabiliser, et de réfléchir collectivement aux leviers d'action.
« Comprendre, c'est déjà commencer à agir », a rappelé Isabelle Mauguin au cours de l'atelier.
Quelques degrés qui changent tout
Au fil de la séance, nous avons pris conscience de l'ampleur des conséquences liées aux activités humaines : émissions de CO₂, déforestation, agriculture, industrie, transports, fonte des glaciers, événements climatiques extrêmes, baisse des rendements agricoles, déplacements de populations et impacts sur la santé humaine.
L'un des enseignements les plus marquants concerne la différence entre quelques degrés à l'échelle de la planète et ce que cette variation représente concrètement pour le climat.
Il y a environ 20 000 ans, lors du dernier maximum glaciaire, la température moyenne mondiale était plusieurs degrés plus basses qu'aujourd'hui. Selon les travaux du GIEC, le refroidissement global était d'environ 3 à 5 °C, auquel pouvaient s'ajouter les effets de la poussière atmosphérique et des changements de végétation. La sortie de cette période glaciaire s'est ensuite déroulée sur plusieurs millénaires.
Cette comparaison nous rappelle qu'une variation qui peut sembler faible lorsqu'elle est exprimée en chiffres représente en réalité un bouleversement majeur à l'échelle de la Terre. Ce réchauffement qui avait pris 20 000 ans lors du dernier cycle, est en train d'être bouleversé et accéléré depuis les 150-200 dernières années. L'activité humaine en est bien sûr la conséquence et cette expérience nous a permis d'en prendre conscience.
Une idée reçue déconstruite sur la montée des eaux
L'atelier a également permis de revenir sur une idée reçue concernant la hausse du niveau des mers – une des conséquences catastrophiques du changement climatique qui a déjà commencé et entraîne de nombreux déplacements de population et migration, vers des enjeux politiques incontestables. Contrairement à ce que l'on entend parfois, la montée des eaux ne s'explique pas simplement par le fait que « la glace fond ».
Il faut distinguer la glace qui flotte déjà sur l'océan, comme la banquise, de la glace présente sur les continents, notamment les glaciers de montagne, le Groenland et l'Antarctique. La fonte des glaces continentales ajoute de l'eau aux océans et contribue donc directement à l'élévation du niveau marin.
À cela s'ajoute un autre phénomène essentiel : lorsque l'océan se réchauffe, l'eau se dilate et occupe davantage de volume. La fonte des glaces terrestres et la dilatation thermique des océans sont ainsi les principales causes de la hausse du niveau moyen des mers.
« La fonte des pergélisols et le réchauffement des océans expliquent principalement la montée des eaux », a expliqué Isabelle Mauguin.
Le niveau de la mer ne progresse par ailleurs pas partout de manière identique. Il varie selon les courants océaniques, les phénomènes climatiques naturels et les mouvements locaux des terres.
Une prise de conscience collective
Au-delà des informations scientifiques, cette Fresque du Climat nous a invités à réfléchir à nos propres consommations et à notre responsabilité collective. Elle nous a montré que les conséquences du dérèglement climatique ne sont pas isolées les unes des autres, mais qu'elles forment un système dans lequel les décisions prises dans les domaines de l'énergie, des transports, de l'alimentation, de l'industrie ou de l'aménagement du territoire peuvent produire des effets en chaîne.
Pour l'équipe INOVA CFE-CGC, cet atelier a été un moment d'échange, de questionnement et de prise de conscience. Il nous rappelle que comprendre les réalités climatiques constitue une première étape indispensable pour pouvoir agir, individuellement et collectivement, dans nos organisations et dans la société.
La Fresque du Climat nous invite ainsi à passer de la connaissance à l'action, en favorisant une compréhension commune des enjeux et en ouvrant la réflexion sur les solutions possibles.